Découvrir à la fois des parcours buissonniers et des arbres remarquables. Ce parcours emprunte successivement la promenade Jacques Baumel qui est sur l'itinéraire de la promenade de l'hippodrome et du mont Valérien, ainsi que la promenade des parcs et coteaux du Val de Seine.
Commune : Suresnes
Linéaire : plus de 5,5 km
Parcours facile à moyen en raison d'escaliers et de dénivelés
Départ : Mont Valérien - Escalier à l'angle de la route des Fusillés de la Résistance et de l'avenue du Colonel H. Delestrée.
Le mont Valérien, un site chargé d'histoire et un belvédère naturel dominant Paris et sa région
Culminant à près de 162 m, le parc et la promenade Jacques Baumel cerclent le site historique du mont Valérien à sa mi-hauteur. Aménagée à mi-pente, elle permet de faire sur environ 2,5 km le tour de la butte en une heure environ, et de découvrir les richesses naturelles et paysagères d'un site chargé d'histoire.
La promenade Jacques Baumel forme une boucle autour du mont Valérien. Dans le cadre de ce parcours, nous vous conseillons d'y accéder par l'escalier sis à l'angle de la route des Fusillés de la Résistance et de l'avenue du Colonel H. Delestrée.
⇒ En haut de cet escalier, vous empruntez l'allée sur votre gauche.
Sur "la plaine" ou surface enherbée bordée par cet escalier et cette allée, sise entre l'avenue et le fort, notez la présence d'un frêne commun, intéressant pour son port.
⇒ Vous poursuivez votre promenade au-delà de l'avenue qui mène au fort puis, au droit de la placette "panorama EST", vous surplombez le cimetière américain avec ses nombreux arbres remarquables.

Ce cimetière avec ses alignements de croix blanches fait partie des trois lieux mémoriels qui jalonnent la promenade Jacques Baumel. Il est, comme le mémorial de la France combattante, un hommage à la mémoire des combattants.
Vous pouvez apercevoir de loin des arbres remarquables nombreux sur ce site : ce sont des marronniers communs, des marronniers à fleurs rouges, des hêtres communs et des platanes d'Orient intéressants pour leurs dimensions, un charme commun intéressant par sa situation, des arbres intéressants pour leur rareté tels deux noyers noirs d'Amérique.
Le vocabulaire permettant de décrire ces arbres se rapporte à leur tronc ou leur envergure qui peut être imposant, le tronc ou la ramification, puissant ; les sujets peuvent présenter des formes harmonieuses, régulières, arrondies, compactes avec une ramure dense, belle, bien équilibrée, aérée, tortueuse ou élégante, leur houppier peut se diviser en plusieurs charpentières, être taillé (en boule…), être de belle ampleur ; les branches peuvent pousser horizontalement, ou être sinueuses, tortueuses, créer une voûte, suivre la forme du terrain ; les sujets peuvent présenter un point de greffe plus ou moins visible ou des bourrelets. Ils peuvent également faire partie d'un bel ensemble en alignement. L'écorce peut être fortement crevassée, marquée, plissée…
Par-delà le cimetière américain, la vue embrasse la capitale tout entière d'où émergent la tour Eiffel, le Panthéon et la butte Montmartre.

Le sommet du mont offre un panorama dégagé sur tout l'ouest de la région parisienne sur fond de coteaux boisés : Chaville, Saint-Cloud, Rueil-Malmaison.
⇒ Vous atteignez le Mémorial de la France combattante, au sud de la promenade. Ce Mémorial, vaste esplanade surmontée d'une croix de Lorraine marque l'entrée de la crypte où reposent 16 compagnons de la Libération. Un dix-septième caveau, encore vide, est réservé au dernier d'entre eux. Au pied du mont, une flamme du soldat inconnu et douze hauts-reliefs de bronze symbolisent le combat contre l'ennemi.
Passée l'esplanade du Mémorial, remarquez sur votre droite un sujet rare,
un peuplier de Chine. Il forme une cépée de 5 troncs très large et bien équilibrée qui est mise en valeur par sa position en crête de talus. Il s'agit probablement de l'espèce type non fastigiée. Cependant, cet arbre a perdu de sa superbe depuis l'ouragan de 1999.
À quelques pas de là, un peuplier euraméricain, entre l'allée et la rue des Landes, remarquable par son port, son tronc est de forte puissance.
À hauteur de la rue des Talus, mais cette fois entre l'allée et le fort, notez la présence d'un érable plane intéressant pour ses dimensions. Il a trouvé au mont Valérien un biotope favorable.
⇒ Vous poursuivez et passez la rue du Calvaire qui se prolonge par le chemin des Poneys.
Vous êtes désormais à la limite entre les communes de Suresnes et de Nanterre.
De retour sur la promenade Jacques Baumel, vous longez sur votre droite le poney-club. Le sentier domine ici un talus qui devient plus raide. En contrebas se trouve le cimetière paysager de Nanterre aux lignes courbes et au sol recouvert de gazon.
Avant d'atteindre les courts de tennis, la promenade réserve un point de vue remarquable sur Nanterre et les tours de la Défense.

Le long de cette promenade, des panneaux explicatifs permettent aux visiteurs d'approfondir leur découverte de la faune, de la flore, de l'histoire et du paysage. Consultez également
le dépliant en ligne.
De la promenade Jacques Baumel au bois de Boulogne
⇒ Après avoir fait le tour du mont Valérien, ce point culminant qui offre de beaux points de vue sur la région parisienne, quittez la promenade Jacques Baumel par l'escalier du chemin des Poneys pour rejoindre le boulevard Washington que vous traversez, puis la terrasse du Fécheray.
Avec un dénivelé de 18 m,
la terrasse de Fécheray offre une vue panoramique sur Paris-Est de 180°.
Futaie de platanes sur plaine engazonnée, amphithéâtre de verdure, fleurissement des surfaces sur le thème de la rose, aire de jeux accessible aux enfants de 2 à 6 ans et bancs composent cet espace qui présente aussi une vue privilégiée sur le cimetière américain. L'édifice en calcaire et pierre de taille du cimetière américain est signé des architectes Platt et Geber et date de 1917.
Les marques jaunes d'un PR® (itinéraire de promenade et de randonnée du CDRP 92) vous guident jusqu'à un escalier qui mène en contrebas rue du Fécheray.
⇒ Prenez à droite rue du Fécheray puis suivez la direction "Gare SNCF". Cette voie piétonne dessert la gare Suresnes-Mont Valérien et conduit, via la rue Guillaume Lenoir, rue du Calvaire où vous tournez à gauche.
Vous pouvez apercevoir au loin la Défense avant d'atteindre la rue Worth quelques dizaines de mètres plus loin, à hauteur de l'hôpital Foch où vous tournez à droite.
L'hôpital Foch (1931) en béton armé et briques est signé des architectes Fouque et Darcy.
⇒ Poursuivez tout droit rue Worth jusqu'à la rue des Terres-Blanches, une charmante sente. Avant de tourner, remarquez la vue sur une tour.
⇒ Descendez cette rue et, parvenus rue de la Cerisaie, allez à gauche vers le pont qui surplombe les voies du tramway. Vous pouvez repérer au loin la tour Eiffel puis embrasser du regard la gare Suresnes-Longchamp avec son édifice de 1889, fait de calcaire, de pierre de taille et de briques.
⇒ Passé le pont, empruntez tout de suite à droite les escaliers qui vous mènent à la gare, longez le quai et accédez ainsi à la récente passerelle qui surplombe le boulevard Henri Sellier. Au bout de cette passerelle, vous avez le choix entre des escaliers et un ascenseur pour accéder sur votre droite rue des Moulineaux où vous longez le talus planté du tramway.
⇒ À hauteur de la rue Jean-Jacques Rousseau, tournez à gauche pour accéder rue du Chemin Vert que vous parcourez de bout en bout. Une fois rue Pasteur, parcourez cette voie sur quelques mètres sur votre gauche avant de prendre à droite, la rue des Meuniers.

Vous longez
le parc du Château dont un accès se situe à l'angle de cette voie avec la rue du Docteur Magnan. N'hésitez pas à découvrir ce
parc riche d'arbres remarquables, à profiter de sa grande pelouse, de ses bancs. Un plan d'eau agrémente ce site.
Intéressant pour sa situation, remarquez le
cèdre du Liban qui se tient au centre de la grande pelouse. Il figure au tableau d'honneur dans l'art du pittoresque (invitation à la découverte des formes les plus surprenantes par leur étrangeté ou par leur beauté) dans l'ouvrage 'L'Arbre remarquable dans les Hauts-de-Seine". Cet arbre, près de deux fois centenaire, semble s'être momifié. Son tronc puissant porte une ramure dense mais d'une hauteur limitée à 15 m. C'est la raison pour laquelle il y est surnommé le cèdre "bonsaï".
D'autres arbres remarquables sont recensés dans ce parc de la ville de Suresnes qui présentent le plus souvent un intérêt général ou pour leur dimension dont :
-
un platane commun, à feuille d'érable sis dans le massif, à gauche de l'accès au parc. Son tronc est imposant, avec un fort empattement. Il jouxte un autre gros platane qui est un
platane d'Orient : impressionnant !
Si vous suivez le parcours proposé, vous croisez dans l'ordre :
-
un marronnier commun à mi-hauteur de l'allée ouest, entre celle-ci et la Seine. C'est une cépée de 8 brins et de 5,50 m de circonférence au collet ;
-
le fameux cèdre du Liban qui se tient au centre de la grande pelouse ;
-
un groupe de peupliers blancs qui ne forment qu'un seul grand bosquet planté notamment de fougères au milieu de la grande pelouse centrale. Le bosquet a curieusement résisté à l'ouragan de 1999 contrairement à beaucoup de sujets de la même espèce.

Côté pelouse centrale, un
séquoia géant de Californie isolé, sur un promontoire au sein d'un massif, facilement visible au bord de la grande pelouse. Il présente un beau fût rectiligne dégagé sur une grande hauteur ;
-
un frêne commun, fort sujet d'allure forestière qui a cherché la lumière ;
-
un autre marronnier commun au bord d'une allée. Ce vieux sujet avec son tronc très puissant et son houppier très développé est remarquable pour ses dimensions ;
- derrière ce marronnier,
un platane d'Orient très imposant.
Plus d'informations sur le parc du Château sur le site de la ville de Suresnes :
www.suresnes.fr ⇒ À partir de l'accès du parc sis place Eugène Sue, dirigez-vous à droite rue de Saint-Cloud, puis tournez à droite allée de Longchamp.
À hauteur du quai Léon Blum, prenez à gauche vers le pont de Suresnes. Avant l'escalier sur votre gauche, qui est le plus court chemin pour accéder au pont, remarquez l'ancienne usine Coty (entreprise Havas) (1905-2003) à l'angle du boulevard Henri Sellier. Cette construction de résilles en béton, de briques et de verre est signée par Valode et Pistre.

Le pont de Suresnes à la limite du quai Léon Blum et du quai Gallieni est un édifice daté de 1950. Réalisé en calcaire, pierre de taille, fer et béton armé, il est signé des architectes Tréant-Mathé et Formigé. Il enjambe la Seine et permet d'observer vers Saint-Cloud les quais, le perré pavé abrité de la route par un écran végétal, et le parc du Château. Dans le prolongement du pont et du boulevard Henri Sellier, vous pouvez apercevoir le mont Valérien, qui domine la vallée de la Seine.
Vers la Défense, l'écluse de Suresnes située à la pointe amont de l'île de Puteaux dévoile son activité avec ses trois couloirs à bateaux.