L'inventaire ornithologique 2011 de la Vallée-aux-Loups - Chateaubriand répertorie 38 espèces d'oiseaux nicheurs et une vingtaine d'autres de passage.
Malgré la pression urbaine, la nature est restée prégnante et l'esprit du lieu, chanteur en toute saison : l'exemple d'un anthroposystème réussi.
Située sur le versant oriental du plateau de Clamart, la Vallée-aux-Loups est le nom donné au val du ru d'Aulnay qui se jette dans la Bièvre, plus loin à Antony. Exposant des paysages variés dominés par les bois de châtaigniers et de chênes, la Vallée-aux-Loups est très certainement l'un des plus prestigieux espace naturel sensible du département des Hauts-de-Seine. L'atmosphère unique qui s'y dégage est celle d'un lieu chargé d'histoire, aux multiples visages : la maison de Chateaubriand, l'Ile verte, la propriété d'Aulnay, l'arboretum, le parc boisé…
L'inventaire 2011 des oiseaux, réalisé par Bruno Lebrun, ornithologue au conseil général des Hauts-de-Seine, répertorie 38 espèces d'oiseaux nicheurs et une vingtaine d'autres de passage : martin-pêcheur d'Europe, pic noir, grive mauvis, pouillot de bonelli, roitelet triple-bandeau, fauvette grisette, tarin des aulnes….
Concernant les espèces nicheuses, une grande majorité d'entre elles sont des espèces communes aux parcs et jardins des villes : merle noir, rouge-gorge, grive musicienne, pie, pigeon colombin, corneille noire…
Certaines espèces sont toutefois plus remarquables. Citons le faucon hobereau, petit rapace, as de la voltige, qui attrape ses proies en plein vol (gros insectes volant et petits oiseaux). C'est un nicheur relativement rare en Ile-de-France, assez pour être une espèce indicatrice des zones naturelles à bon potentiel écologique selon le Muséum national. La présence de trois autres rapaces - la chouette hulotte, le faucon crécerelle et surtout l'épervier d'Europe - atteste également la qualité écologique du vallon boisé.
La conservation de vieux arbres et bois morts dans les zones naturelles protégées de la Vallée-aux-Loups favorise la présence des pics, et notamment du pic mar : plus petit, plus discret que le pic épeiche, et surtout plus rare.
Enfin, nous pouvons citer la nidification d'un couple de grèbe castagneux sur l'étang de l'arboretum, qui visiblement profite de la tranquillité du site. Flottant comme un bouchon sur la surface de l'eau, il présente au printemps de belles joues couleur châtaigne (d'où castagneux).
La présence de toutes ces espèces témoigne de la qualité de la gestion des 60 hectares d'espaces verts de la Vallée-aux-Loups appartenant au conseil général. La qualité écologique du site (aucun pesticide) et sa diversité paysagère (bois, prairies, pâtures, étangs) contribuent au bon fonctionnement de ce lieu, savamment partagé depuis des siècles, entre les hommes et la nature : l'exemple d'un anthroposystème réussi !