500 nichoirs sont installés dans les parcs boisés de Sceaux, la Vallée-aux-Loups à Châtenay-Malabry et Henri Sellier au Plessis-Robinson.

CG 92/Willy LABRE
La présence des nichoirs artificiels, se substituant aux cavités naturelles des vieux troncs d'arbres, permet le maintien de population d'oiseaux qui en dépendent, dits cavicoles. Chaque année, au mois de novembre, ils sont contrôlés et nettoyés pour être à nouveau disponibles pour la saison suivante.
Pas de crise du logement pour les oiseaux
Le conseil général des Hauts-de-Seine a installé depuis plusieurs années de nombreux nichoirs artificiels pour compléter le nombre de cavités naturelles présentes dans les boisements de ses parcs. Ils bénéficient aux espèces ayant besoin de trous d'arbres pour s'abriter et nicher : mésange charbonnière, mésange bleue, mésange noire, grimpereau des jardins, sitelle torchepot, chouette hulotte, pigeon colombin, écureuil roux et diverses espèces de chauve-souris représentent la majorité des habitants des nichoirs.
En 2011, la moyenne générale d'occupation des nichoirs a été de 81%. Le nettoyage régulier des nichoirs, le repositionnement de certains d'entre eux et le remplacement de certains types de nichoirs moins bien adaptés, améliorent chaque année l'efficacité du dispositif. Ils profitent principalement des mésanges (68 % du total, soit 324 couples nicheurs !), avec une grande majorité de mésanges charbonnières.
Certains nichoirs sont adaptés à des esoèces d'oiseaux en particulier commes les grimpereaux des jardins et les pigeons colombins.
2011 a été l'année de la sitelle torchepot : 10 couples ont utilisés les nichoirs, ce qui est relativement plus élevé que les années précédentes. Ce passereau très actif, qui escalade troncs et branches, à l'endroit et à l'envers, recherche de larges cavités dont il tapisse les orifices de boue. Ce sont les nichoirs les plus difficiles à contrôler car les portes sont scellées ! Mais c'est aussi les plus faciles à identifier, d'autant que le nid est typiquement garni de confettis d'écorces et de feuilles.
Parmi les nichoirs, on compte aussi une vingtaine de gîtes à chiroptères (chauve-souris). Ils peuvent être utilisés par différentes espèces présentes sur les parcs : l'oreillard roux, la noctule commune et certaines pipistrelles, dont la pipistrelle de Nathusius. Cette dernière ne niche pas en France, mais fait des haltes lors de ses migrations, qui lui font traverser l'Europe au printemps et en fin d'été.
En février 2011, le dispositif du conseil général a été enrichi par 18 nichoirs à passereaux, installés par le professeur Philippe Clergeau du Muséum National d'Histoire Naturelle dans le cadre d'une étude menée sur la reproduction des oiseaux depuis le centre de Paris jusqu'en zone périurbaine et rurale, qui contribuera à enrichir une réflexion sur l'adaptation des oiseaux aux changements climatiques. La période des couvées et leur succès seront particulièrement observés.
Plus globalement, ce dispositif de nichoirs artificiels, couplé à
l'amélioration globale de la qualité écologique des parcs (friches, prairies en fauches tardives, présence de bois morts, zones naturelles protégées, aucun pesticide…) est une illustration du principe d'écologie de la réconciliation, principe issu d'une stratégie de protection de la biodiversité dans un cadre de développement durable.