04/06/2009
Récupération des eaux de pluie et limitation de l’arrosage au programme.

© Ville de Sceaux / J-M Monthiers
L’eau est un bien précieux. Pour l’économiser, la récupération des eaux de pluie présente deux intérêt s : éviter que ces eaux ne rejoignent le réseau d’assainissement, et économiser l’eau potable pour l’arrosage.
Comment récupérer les eaux de pluie ?
Prenons un exemple. Au parc du Chemin-de-l’Ile, toutes les eaux de pluie et de ruissellement du parc sont dirigées vers les prairies et les espaces plantés, ou vers le contre-fossé. Les eaux de toitures des bâtiments filent également vers les espaces herbacés ou plantés, ou en direction des bassins. Il est ensuite possible d’utiliser cette eau pour l’arrosage.
Petit plus : le parc contribue à l’amélioration de la qualité de l’eau de la Seine par l’exploitation d’un réseau de bassins plantés de plantes filtrantes. L’eau prélevée, puis rendue à la Seine épurée, est évaluée à 800 m3 par jour.
Au parc de l’Ile-Saint-Germain, c’est une cuve de 50 m3 qui permet de récupérer les eaux de pluie de la toiture de la Grande Halle. L’eau est utilisée pour l’arrosage de la carrière du poney club et des plantations. L’économie d’eau est estimée à plus de 1 000 m3 /an.
Et dans ces deux parcs, l’eau de Seine est utilisée pour l’arrosage.
D’autres systèmes de récupération des eaux de pluie sont mis en place ou à l’étude dans les parcs départementaux
- forage pour l’arrosage du parc Pierre-Lagravère ;
- infiltration de l’eau pluviale pour régénérer les nappes phréatiques par la création de noues et de puisards au parc Henri-Sellier et au parc de l’île Saint-Germain ;
- récupération des eaux de pluie des surfaces minérales des aires de jeux au parc des Chanteraines et projets de récupération de ces eaux pour les autres surfaces ;
- Forage d’alimentation des plans d’eau aux parcs des Chanteraines et André-Malraux, et utilisation de cette eau pour l’arrosage.
Et sinon, comment rationaliser l'arrosage et économiser l'eau ?
Une gestion informatisée pour calculer les quantités nécessaires, la hiérarchisation des secteurs selon leur besoin, la détection systématique et la réparation des fuites, le choix d’essences résistantes à la sécheresse, l’optimisation des périodes de plantations, la réfection des réseaux d’arrosage sont autant d’actions qui permettent d’économiser l’eau.
Plus simplement, on peut aussi limiter l’évaporation de l’eau en arrosant aux heures les moins chaudes de la journée ou en mettant en place un paillage sur le sol.