Urbaine, nature, propre et active à la fois.
Le schéma d'aménagement de la Seine et de ses berges propose 4 grands principes.
Fleuve propre : quels objectifs et quelles actions concrètes ?
L’objectif à terme est de supprimer tout rejet direct d’eaux usées en Seine.
Ceci suppose la mise en œuvre d’actions :
- préventives : telles que la limitation des pollutions à la source,
- fonctionnelles : afin d’optimiser les filières de traitement existantes,
- curatives : pour agir contre les atteintes au milieu naturel.
L’effet polluant des fortes pluies reste une préoccupation majeure : il justifie la construction d’ouvrages de rétention d’eaux pluviales de taille adaptée, et la mise en place de systèmes de rétention à la parcelle.
Cette dernière mesure contribuerait en outre à la lutte contre les inondations.
Le Schéma directeur départemental d’assainissement, voté en décembre 2005, est l’un des principaux instruments, avec le présent schéma, pour atteindre les améliorations visées.
Seine urbaine : quelles actions concrètes ?
La reconquête des berges implique la restauration d’un cheminement tout le long de la Seine. Cet itinéraire pour piétons et cyclistes, dénommé Promenade bleue, reliera entre elles toutes les villes riveraines de la Seine en les ouvrant sur le fleuve sur les 39 kilomètres de linéaire.
Cette réalisation s'effectuera au plus près possible de la Seine, tout en respectant les activités économiques liées au fleuve.
Il s'agit d'établir une continuité de promenade attractive et accueillante pour le public, le long des berges.
Cette continuité changera d'aspect selon les environnements traversés. A cette fin, une typologie des promenades a été élaborée, comprenant quatre catégories : naturelle, paysagère, champêtre et urbaine.
La promenade prendra également tout son sens si elle s'inscrit dans un réseau plus vaste d'itinéraires et si le public peut accéder facilement au fleuve avec des possibilités aisées de liaison de la ville vers la Seine.
Une meilleure liaison entre l’espace urbain, la voirie et les berges doit également être mise en œuvre pour ouvrir la ville sur le fleuve et pour qu’il soit davantage pris en compte dans les grands projets urbains.
Des actions de recomposition paysagère, de mise en valeur de liaisons vertes, de requalification de quartiers et d’intégration d’infrastructures devraient aider à retrouver ce lien.
La protection des riverains contre le risque d’inondation doit également rester une priorité.
> Les quatre projets déjà engagés : La promenade de Rueil-Malmaison à Gennevilliers, l'aménagement des berges de Seine à Courbevoie, le Val-de-Seine, de la sortie de Paris au pont de Sèvres rive gauche enfin l'île de Monsieur, futur parc nautique à Sèvres.
Fleuve nature : quels objectifs ?
Par la requalification de secteurs délaissés ou vacants ou par l’amélioration d’espaces existants, il conviendra de développer la vocation de nature des petits bras de Seine, des berges et des parcs.
Cet objectif passe notamment par :
- l’amélioration de la qualité paysagère,
- le maintien et le renforcement de la biodiversité,
- la réhabilitation des protections de berges,
- l’ouverture des parcs vers le fleuve,
- la préservation des points de vue des coteaux vers le fleuve.
Il est en outre nécessaire de faciliter l’accès aux espaces de nature du département, tout en corrigeant l’actuel déséquilibre constaté dans la répartition du patrimoine naturel entre le nord et le sud des Hauts-de-Seine.
Le recours au génie végétal, l’adoption de méthodes d'entretien adaptées à la vocation des espaces (gestion différenciée) sont également des mesures visant à une meilleure prise en compte du patrimoine vivant.
Seine active : quelles actions concrètes ?
La Seine est le lieu d’un trafic fluvial très dense, qui donne une place prépondérante au département en matière de transport par voie d’eau. Il convient d’encourager la vocation de voie navigable du fleuve en renforçant des pôles industriels et portuaires, en favorisant l’essor du transport de passagers, qu’il soit collectif (navettes transportant les habitants en intermodalité avec les transports en commun terrestres) ou individuel (plaisance).
Cette démarche doit s’accompagner d’un effort d’intégration des petites installations industrielles et portuaires dans le contexte urbain sur les plans de l’insertion paysagère, de la qualité architecturale et de la continuité des circulations douces, tout en incitant ces dernières à de meilleures pratiques environnementales.
Le volet économique du schéma, présent de manière plus prégnante qu’il ne l’était dans l’avant-projet, entend également favoriser un meilleur ancrage territorial des activités des entreprises situées en bordure du fleuve.
Loin de constituer un frein au développement, ce nouveau regard sur les relations que l’entreprise entretient avec le milieu naturel, les riverains et ses partenaires, réunit les conditions d’émergence d’une nouvelle dynamique de l’entreprise. Cela contribue aussi à améliorer son image, à travers, entre autres choses, de nouvelles activités telles que le tourisme industriel.